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http://20six.fr/lirriel
Hébergé par 20six.fr
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en attendant...
Je déménage pour le moment, je n'ai pas encore décidé si ce sera définitif, ça dépendra sans doute du temps que mettra 20six à se remettre debout. En l'état, c'est surtout énervant, peu pratique et plein de bugs. La suite donc sur http://lirriel.canalblog.com/ (et non, la mise en page c'est décidément pas mon truc )
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Fosse qu'il faut
Je suis pas dans l'purin moi avec toutes ces histoires de fosses. Lundi matin, la tête dans le pâté, j'entends Roger venir dans ma direction (traverser le couloir quoi). Il me demande si je suis sûre d'avoir renvoyé mon inscription pour le cours prévu la semaine prochaine, parce qu'il vient de recevoir la liste des participants et je n'y suis pas. Gros glups. Je sais depuis des lustres les dates de cours et là, je commence à sérieusement m'interroger sur la façon dont je les ai eues, ces fameuses dates. En y réfléchissant, je me souviens que j'avais justement donné à Roger ma feuille d'inscription puisqu'il fait partie du comité d'organisation des cours. Je le lui dis, mais bon, je ne vais pas insister non plus sur le fait que c'est probablement lui qui l'a perdue. Heureusement (mpf, aucune envie de faire ce cours, c'était peut-être un acte manqué finalement) comme justement il est du comité, il réussit à arranger le coup pour moi et je me retrouve dans la deuxième session de cours, deux semaines plus tard. J'en bondis de joie, évidemment. Plus tard, en regardant mon agenda, je réalise que mardi soir, je suis censée recevoir mon proprio pour parler peintures, hotte et porte à l'heure même où je dois être chez Romane pour aller admirer son rejeton tout beau tout neuf. Mes préoccupations locatairesques étaient tellement éloignées de mes devoirs d'amie que je n'ai absolument pas réalisé que je prenais un rendez-vous pour un soir où j'avais déjà quelque chose, chapeau l'étourdie. Téléphone au proprio donc, pour repousser le rendez-vous, impossible en effet d'annuler la date pour voir Romane, il y a quatre autres personnes impliquées. Même endroit, même heure la semaine prochaine. Ce qui quelque part me rassure, c'est qu'il a failli faire la même chose que moi, il m'a d'abord dit jeudi avant de réaliser qu'il ne pouvait pas. Mardi matin, j'avais pris rendez-vous pour un don de plaquettes. Déjà, ça partait mal, j'ai comme d'habitude eu de la peine à me lever et j'avais un peu moins de dix minutes de retard en arrivant à l'hôpital. L'infirmière qui regarde mon questionnaire a l'air claquée, j'ai du mal à poser ma question ou plutôt, j'ai du mal à obtenir son attention, mais une fois qu'elle commence à m'écouter, elle me répond avec un grand sourire. J'arrive dans la salle et tout de suite je remarque que c'est une infirmière que je ne connais pas qui est là. A peine si elle me dit bonjour et elle enchaîne tout de suite par "je commençais à croire que vous ne viendriez pas". Je m'excuse de mon retard (un quart d'heure, quand même) mais je vois aussi qu'il n'y a que deux autres personnes dont une déjà branchée à sa machine, c'est pas le stress absolu non plus. En plus, je comprends tout de suite que le monsieur qui est là est venu pour une saignée et non en tant que donneur, l'installation du matériel n'est donc pas bien compliquée. Bref, je m'assieds (enfin, je me couche plutôt) sur mon fauteuil et j'attends. Elle s'occupe d'abord du monsieur, mais n'arrive pas à le piquer. Elle essaye deux fois puis appelle une collègue. Pendant que l'autre essaye, elle vient vers moi. C'est là que je me la met à dos définitivement. La machine est placée à ma droite, mais je demande à être piquée à gauche pour les cycles. Je suis droitière et souvent le creux du bras est sensible durant la journée après un don, sans parler du pansement/bandage que je ne peux pas enlever tout de suite et qui est volumineux, je préfère donc que ce soit le bras gauche. Avec les autres infirmières, ce n'est jamais un problème, d'habitude, c'est même elles qui me proposent. Mais celle là, dès que je lui demande ça, commence à râler. Elle me sort que c'est pas pratique parce qu'elle va devoir tourner autour du lit pour appuyer sur les boutons et ça l'ennuie et ajoute "j'espère qu'au moins vous avez une bonne veine à gauche". Comme je viens de lui dire que je suis inratable des deux côtés, ça m'énerve un brin de plus (bonjour l'écoute) mais bon, après son échec sur le monsieur hein… Elle me sort même qu'on va faire tourner le lit pour être "dans le bon sens" (bonne chance, ils n'ont pas de roulettes et sont super lourds). Je ne cède pas pour autant, elle aurait été polie et souriante, je me serais peut-être inclinée, mais là, pas question. La vengeance commence dès la première piqûre (c'est le défaut du don de plaquette ou de plasma par rapport au don de sang, on nous pique des deux côtés). Elle part avec l'échantillon, me laissant appuyer sur la mini-compresse pendant qu'elle teste mon sang (comptage entre autres des globules blancs, pour voir si je ne suis pas malade). Elle revient, programme la machine et… passe de l'autre côté du lit pour préparer la seconde piqûre. Sur le moment, je ne réalise pas tout de suite, mais je n'ai toujours pas de sparadrap sur la première piqûre. Avant d'installer l'aiguille et tout le bazar, elle discute avec sa collègue et elles décident de faire revenir le monsieur pour sa saignée, il est décidément impossible à piquer. Je me demande si deux jours vont faire une différence, mais je suppose que c'est surtout qu'elle ne sera pas là ce jour là. Pendant ce temps, la gentille dame qui s'occupe de nous offrire à boire et/ou à manger m'apporte mon thé et mon croissant qu'elle pose sur une tablette à roulette malheureusement devant la machine. L'infirmière revient vers moi (toujours pas de sparadrap) écarte la tablette avec le plateau et commence son installation. La machine gonfle le brassard et en regardant mon bras (la veine est très visible à travers ma peau blanche) elle me demande si le brassard serre. Je dis que oui, il est gonflé mais qu'il ne serre pas très fort. Ben là, j'ai perdu une occasion de fermer ma gueule. Elle retourne vers la machine et gonfle le brassard à fond. C'est très inconfortable dès le départ, mais bon, je me dis qu'au moins comme ça, elle n'a aucune excuse pour rater la veine. Elle prend son temps, désinfecte, pique, commence à prendre les flacons qui serviront aux analyses complètes et je vois mon sang gicler comme jamais dans les tubes vu la pression. Le brassard me fait carrément mal maintenant, je le lui dis, mais elle ne bouge pas. Elle amène les flacons sur la banque un peu plus loin, colle les étiquettes tranquille. Ma main commence à devenir légèrement bleue. Elle revient et branche enfin le tube sur la machine (lentement et soigneusement) là, elle voit ma manche droite relevée, me met enfin un petit pansement (la cause de ma manche encore relevée) ne prend même pas la compresse pour la jeter et me dit en m'aidant à baisser ma manche "ah ben voilà, c'est pour ça que ça serre". Enfin, elle tourne autour de mon lit pour démarrer le premier cycle. Le brassard se dégonfle et je soupire de soulagement. J'ai donc appris ce matin que un, mieux vaut ne pas contrarier une infirmière avant qu'elle ne s'occupe de vous et deux, une manche qui serre légèrement un de vos bras influence le mal de chien que vous fait un brassard trop serré à l'autre bras… Dernier raffinement, en s'éloignant de la machine, elle regarde la tablette sur laquelle est posé mon plateau "petit déj" et la laisse où elle est, c'est à dire hors de ma portée… Il faudra que l'autre dame passe pour qu'elle me mette la tablette devant moi en me disant même que si mon thé n'est plus assez chaud, elle peut m'en faire un autre. Pendant les 5 cycles de la machine, l'infirmière reste hors de vue, sauf quand la dame en face finit de remplir sa poche et qu'elle vient la débrancher. Au bout d'une heure environ, la machine finit son boulot et l'autre sadique vient me débrancher. Cette fois encore, elle s'occupe plus de la machine que de moi et ne me décroche pas un mot. Vient le moment de me faire le pansement, elle enlève la compresse et lance "oh, mais ça saigne!" Ben ouais nouille, on vient de me balancer de l'anticoagulant dans la veine pendant une heure, c'est pas étonnant que ça n'arrête pas de saigner en deux minutes, en plus, c'est pas une aiguille super fine que tu m'as planté dans le bras. Elle me fait mon bandage, je me rhabille et me casse, mais comme je suis polie, je lui dis quand même au revoir, mais j'avoue, j'ai hésité. Franchement, c'est la première fois que ça m'arrive, mais il ne faudrait pas que ça se reproduise trop souvent parce que bon, si c'est pour ne jamais donner que du plasma, ça je peux le faire dans l'autre antenne de la région, si je viens là c'est uniquement parce qu'il n'y a que là qu'ils prélèvent les plaquettes, mais jusqu'ici, je crois que je n'en ai donné qu'une fois, contre 4 ou 5 fois du plasma. Et puis merde, on est volontaire, on prend sur notre temps personnel et professionnel (le don dure une heure et demi environ) pour venir, pour la peine on pourrait au moins nous traiter poliment non? Une fois au taf, je n'ai pas une minute pour souffler entre les collègues qui passent me demander un truc, la teigne qui veut que je l'aide pour je ne sais quoi et surtout le téléphone qui ne cesse de sonner. Les téléphones viennent principalement de gens qui ont des questions sur le formulaire à remplir que j'ai envoyé il y a un mois. Le délai de retour est fixé au 30, pas étonnant que beaucoup s'occupent de ça maintenant. Le plus drôle, c'est qu'hier, j'ai eu je crois six appels à ce sujet (et répondre peut prendre entre 5 minutes et une heure suivant l'interlocuteur) et aujourd'hui, rien. Il est presque seize heures et pas un seul téléphone. Des fois, en répondant, je me sens comment dire… franchement hypocrite. C'est pas méchant, mais j'use beaucoup de ma "voix d'hôtesse de l'air" (douce, calme, en empathie) et des phrases du genre "que puis-je pour vous" "je vous comprends tout à fait" et autre "surtout n'hésitez pas à rappeler si vous avez d'autres questions". Mais bon, le bilan est finalement positif, sur une trentaine d'appels environ je ne me suis jamais fait engueulée et j'ai même réussis à me fendre la pêche avec un type qui m'avouait tout net haïr (ou presque) les fonctionnaires. Hier, j'ai eu un gars que j'avais rencontré en vrai lors d'une visite qui m'a fait au moins quinze compliments alors qu'il débinait mon chef politique pourtant agriculteur comme lui. J'ai même eu droit (alors qu'il raillait mon supérieur soi-disant trop trouillard pour aller chez les gens sans protections) à un délire comme quoi moi, c'était le contraire qui risquait de m'arriver, je suis tellement gentille qu'on ne voulait plus me laisser partir. Le tout raconté (pendant presque une demi-heure) avec un débit digne d'un courtier en bourse sous acide, j'avais du mal à suivre. Ben là, j'avoue, j'ai été hypocrite, je suis allé en partie dans son sens concernant mon chef, alors que je l'aime bien et j'ai joué les presque victimes en disant que pour le formulaire, je n'avais pas eu le choix, tout ça pour obtenir qu'il me le remplisse quand même alors qu'il ne voulait pas le faire. Ben j'ai réussi, sans trop faire dans le pathos quand même, mais j'avoue, je n'étais pas vraiment fière de moi, même si je n'ai rien fait ou dit de répréhensible. Mais la cerise sur le gâteau au boulot hier a été de recevoir un questionnaire (obligatoire dans le cadre de leur travail) en retour avec… une facture! Le type m'a facturé 100.- le temps qu'il a pris pour remplir le truc. Autant dire qu'il n'est pas près de voir ne serait-ce que le prix du timbre qu'il nous réclame également. À la fin de la journée, pour me sortir la tête de tout ça, je me suis rendue au rendez-vous pris avec Romane pour qu'elle nous présente enfin le nouveau venu. On est venues toutes les filles de notre petit groupe en même temps (les quatre quoi) histoire d'éviter quatre visites séparées, ce ne sont pas les visiteurs qui manquent en ce moment. Le petit est plus ou moins réveillé, on aura le droit de le tenir un petit coup même. Je me souviens d'ailleurs qu'avec Hélène, on se demandait quel genre de mère serait Romane. Le genre à laisser d'autres personnes tenir son bébé ou au contraire le genre à refuser que quelqu'un d'autre le touche. Nous voilà fixées. Lorsque c'est "mon tour", je regarde ce petit bout'chou endormi dans mes bras et je me demande ce que ça me fait. Je suis obligée d'admettre que ça ne me fait pas grand chose. À peine un petit froid quand je le redonne à sa mère, faut avouer que c'est fichtrement efficace comme bouillotte. Je crois que je ne réalise encore pas que Romane, que je connais depuis 16 ans maintenant, que j'ai connu célibataire désespérée, jeune femme amoureuse, et jeune mariée est maintenant maman. Il me faudra sûrement un peu de temps pour m'y faire, après tout, c'est la première de mes amies vraiment proche qui devient maman (si l'on excepte Ptitesoeur que j'ai perdu de vue ces dernières années et je n'ai d'ailleurs pas revu depuis plus d'un an). On verra, peut-être que ma vision changera petit à petit en voyant grandir son fils. Mais forcément, ça relance dans ma tête la question du "gamin pas gamin et si oui quand?". Je n'ai toujours pas la réponse. Si je me sens prête pour un nourrisson, je ne me sens absolument pas prête pour un gamin de plus de 1 an. Dès que ça commence à courir partout et à parler… je décroche et je flippe de ne pas savoir m'y prendre. J'en ai encore eu la démonstration l'autre jour chez mes parents alors que ma petite cousine (3 ans) était là. Elle m'accepte, là n'est pas le problème, mais je ne sais pas m'y prendre même quand c'est elle qui me traîne par la main pour que je joue avec elle. Le côté "déstructuré" des jeux me perturbe, son univers imaginaire reste une énigme à mes yeux. Bien sur, on pourrait dire que c'est parce que justement j'ai très peu de contact avec des petits que je me sens perdue, c'est possible. On pourrait aussi me rappeler que les enfants des autres et les siens, c'est très différent, ce qui est certainement vrai. Au final, c'est un peu ça le problème. Les enfants des autres sont à mon stade la seule référence mais tout le monde répète que ce n'est pas du tout la même chose. Soit, mais dans ce cas, avoir "son" enfant, c'est l'inconnu… et l'inconnu précisément m'a toujours fait un peu peur. Sachant que mon chéri est "ni pour ni contre bien au contraire" quand on parle bébés, je pense que ce n'est pas encore pour tout de suite, vu que mon horloge biologique ferme encore sa gueule pour le moment. Enfin, mercredi soir, je suis allée voir mon toubib pour mettre à jour mes vaccins, ce qui est vite fait, même s'il s'interroge un peu sur l'opportunité de tel ou tel sérum. Et au passage, la piqûre c'est rien, par contre, le sérum contre le tétanos me fait encore mal dans toute l'épaule, surtout si j'ai le malheur de lever le bras. Je profite de la visite pour lui demander conseil pour mon genoux droit, qui me fait mal de temps en temps. Comme on parle vaccins entre temps et qu'il commence par me piquer, je mets une bonne seconde à réaliser pourquoi il veut que j'enlève mon pantalon et mes chaussures, la honte. Il me manipule un peu, fait craquer mon genou et me dit finalement qu'il n'y a rien de grave ou d'évident, donc si le problème empire, faudra aller voir un ostéo, mais lui ne peut rien pour moi. Ça peut paraître bizarre, mais c'est pour ça que je l'aime bien mon toubib. C'est pas le meilleur toubib du monde, mais il écoute pas trop mal, il est gentil et surtout, il est conscient de ses limites, il ne prescrit pas n'importe quoi "pour prescrire quelque chose" et il n'hésite pas à nous envoyer voir un spécialiste quand il estime être dépassé. En plus, il prescrit toujours des génériques (moins cher) quand il peut et il est raisonnable quand il s'agit de donner des congés maladies. Bref, j'ai mes vaccins à jour et c'est tant mieux. Par contre, ça m'a quand même fait réaliser que décidément, cet hiver, rien. J'ai pas été malade, ni un rhume, ni une grippe, ni même une petite gastro. A peine si j'ai eu mal au ventre trois fois le temps d'une soirée depuis six mois. Bien sur, c'est chouette d'être en bonne santé, mais parfois, une petite journée TV/canapé/thé c'est pas désagréable. Bon, sinon, je me suis fait corrompre à coup de bon pour une soirée de ski dans une petite station du coin ce matin… Finalement, être fonctionnaire a parfois du bon. Par contre, être membre de 20six en ce moment, c'est pas la joie, la migration a pas mal foutu la merde. J'avoue, je m'en tape un peu de la tronche de mon blog, mon seul but est que ce soit lisible (évitons le mauve sur fond noir tout de même) mais là, ce qui m'a énervé outre le fait qu'il y avait par défaut un mot de passe pour accéder au site, c'est le foutoir que ça a mis dans mes liens vers mes blogs favoris. La migration a remis tous les liens ensemble alors qu'avant j'avais deux catégories mais en plus, ça les a mis dans le désordre, totalement. Je veux dire, ce n'était pas par ordre alphabétique, ni par ordre de mise en liens, ni par ordre de quoi que ce soit. Qui plus est, mes liens vers des journaux également hébergés par 20six ont disparus, ce qui est pour le moins étrange. Et même si pour moi c'est peu grave parce que je sais où les retrouver et lesquels manquent, je me dis que pour d'autres, ça doit vraiment être la galère pour refaire leurs liens. Bref, j'attends avec impatience que ça marche un peu mieux et que je puisse bricoler quelques trucs (genre les liens en vert foncé sur vert clair, bof, mais il ne veut rien entendre quand je change) et j'avoue, je n'aurais pas presque trois ans d'archives là-dessus, je changerais peut-être de crémerie (encore qu'entendre "l'est moche ton layout!" m'amuse plutôt) parce que bon, c'est un peu du foutage de gueule quand même. Tellement même que je n'avais pas reçu de lettre d'info moi, j'ai appris la migration en tombant sur le message d'excuse le jour dit. Je prie donc pour que ça marche mieux et vite, parce que pour l'instant, la migration, au lieu d'éviter les bugs, en a créé plein de nouveaux, comme ces espaces entre les paragraphes qui sont complétement aléatoire quand on copie colle depuis word... M'enfin, il paraît que changement d'herbage réjoui les veaux…
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Paris le jour… et puis Paris la nuit…
Mais non, Paris n'est décidément pas un de mes deux amours. Tout a commencé, ou presque, par un samedi ou j'ai décidé de faire le ménage. Au départ, l'idée semble anodine et même un peu ennuyeuse. Sauf que cette fois, sachant que mon proprio va venir bientôt dans l'appartement pour discuter moisissures, j'ai eu l'idée de nettoyer là où je ne passe pas à chaque fois. En d'autres termes, j'ai voulu nettoyer la hotte d'aspiration en dessus de ma cuisinière. J'empoigne donc mon super produit dégraissant et j'en spraye un peu partout sur l'objet. Après quelques secondes, j'entends comme un grésillement, pas discret du tout, qui sort de l'appareil. Je me dis d'abord que ce n'est rien et je retourne à l'aspirateur en attendant que le produit fasse son effet et qu'après je puisse faire comme dans la pub, faire disparaître de la vieille graisse d'un seul coup d'éponge sans frotter. Sauf que, alors que je m'éloigne, ça grésille derechef. Je reviens vers la hotte, la met en marche pour voir si ça fonctionne toujours, ça tourne. Bon, ok, j'éteins et je passe à la suite. J'en suis à déplacer les meubles dans je ne sais plus quelle pièce pour faire passer la tête de mon aspiro quand je sens une odeur suspecte. J'ai bien entendu d'autres bruits bizarres venant de la hotte entre deux aspirations, mais j'espère quand même que ce n'est pas ce que je pense en me dirigeant vers la cuisine. Raté, c'est bien ça… court-jus, la hotte est H.S. et ça sent le plastique cramé dans la moitié de l'appart. J'ouvre la fenêtre en grand et j'empoigne un tourne-vis pour voir ça d'un peu plus près. L'odeur est horrible, mais bon, c'est un bête court-circuit, il n'a a pas de flammes et pas de traces visibles dans la partie accessible sans tout démonter. Chouette, j'ai gagné ma journée moi… je remonte ce que j'ai démonté, je rince le produit, et nettoie le truc comme prévu, , je sais que je suis bonne pour appeler un électricien pour faire réparer ça. Alors que je vais quitter la cuisine, je vois un chenit (un petit truc, un minon, du bordel quoi) par terre et je me dis que puisque j'ai l'aspirateur sous la main, je ne vais pas laisser ça là. Je branche donc le machin et.. rien… Ben je peux dire merci au petit chenit, sinon je n'aurais remarqué que trop tard que les prises proches de ma hotte étaient également H.S. et mon frigo, branché dessus, aurait eu tout le temps de dégivrer. Décidément une bonne journée. Plus tard, je me dis qu'il faudrait que je vérifie les plombs, des anciennes résistances avec truc en céramique autour et petite résistance dedans hein, pas des trucs modernes à courant de défaut. Résultat, je dévisse le truc et… il m'échappe des mains et s'éclate sur le carrelage (aparté intérieur : "putain, je viens juste de passer l'aspirateur, meeeerde!" ). Heureusement, j'ai pu le remettre quand même, parce que sans celui là, la cuisinière ne fonctionnait plus. Avant de partir faire les courses, j'ai également voulu prendre une des ampoules du plafonnier du salon, qui a grillé y'a des semaines. Ben quand je l'ai enlevée de son support (et non, je n'ai rien cassé ) je me suis prise 3 cadavres de mouches dans la tronche, elles s'étaient coincées là je ne sais pas trop comment. Bref, j'avoue, quand j'ai pris le volant pour rentrer du supermarché depuis la France, j'ai eu un instant de doute vu ma superbe journée. Du coup, le dimanche, je n'ai rien fait, comme ça au moins, j'étais sûre de ne pas faire de conneries. La semaine suivante, à part appeler l'électricien, mon proprio, la croix rouge (don de plasma) et mon toubib (rappel de vaccins) j'ai rien fait non plus, on est jamais trop prudent. Et vendredi, c'est permis, vendredi c'est Paris. Comme d'habitude, en sortant du boulot le plus tôt possible, j'ai fait un saut à la maison histoire de nous préparer des sandwichs et de régler les derniers détails avant de partir (faire la vaisselle, sortir les poubelles, sortir mes lunettes de soleil de mon sac, on sait jamais...) et comme d'habitude aussi, je suis arrivée à la gare juste à temps pour le train, c'est à dire avec seulement cinq minutes d'avances. Et toujours comme d'habitude, mon chéri a râlé, faut dire que c'est moi qui ai les billets et qu'il a toujours peur qu'on rate le train. Dans le train, j'en ai profité pour appeler des copines pour régler la sortie "on s'extasie sur la crevette" de hier soir. Pas pratique de téléphoner dans un TGV qui passe dans des tunnels à tout bout de champ. M'enfin, j'ai réussi à chopper tout le monde et j'ai même eu le temps de finir deux ou trois grilles de sudoku (niveau facile, faut pas pousser non plus) en plus d'avoir commencé et fini mon bouquin de poche, on en fait des choses en 4h et quelque. Arrivée à Paris : on est en retard, le train est resté un quart d'heure en rad' parce que quelqu'un avait tiré le signal d'alarme et qu'il a fallu qu'ils "réarment" le bidule pour qu'on puisse repartir. On file dans les couloirs du métro, heureusement on commence à connaître le trajet. Par contre, les portiques avec un gros sac, c'est vraiment pas pratique. Métro, RER… on arrive à destination vers 11h. Maz ne nous attends pas, mais c'est normal, elle est toujours en retard. Pas de beaucoup ceci dit et on ne tarde pas à la retrouver et à se mettre en route pour son appartement. Sauf que, la dernière fois, on avait bénéficié d'un trajet motorisé entre la gare et chez elle, je n'avais donc pas réalisé à quel point c'était loin. Mon sac me scie l'épaule et me fait d'ailleurs un léger bleu, je tiens en me disant que le set à fondue, c'est la seule fois que je me le trimballe. Une fois arrivé (ouuuuufff) on se pose un peu et je sors le cadeau. Pour l'effet de surprise, c'est raté, je lui en avais déjà parlé, mais par contre, elle ne s'attendait pas aux trois paquets de fondue (plus le gel spécial pour recharger le brûleur). Je suis remerciée chaleureusement (m'enfin, on n'étouffe pas les gens pour si peu Maz, voyons) et je me dis que c'est facile de faire plaisir . On cause pas mal, les deux autres picolent un peu puis, vu l'énergie démentielle qui nous reste, on file au lit. Samedi matin, réveille au son de la discussion entre Maz et son escrimeur dans la pièce à côté. Pas trop envie de me lever, mais ma vessie n'est pas du même avis. L'escrimeur n'a pas l'air dans son assiette, Maz confirme qu'il est en plein lendemain de la veille après une nuit entière de murge. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est détendu. Croissants, thé, pains aux chocs, décidément, il n'y a rien à redire à l'accueil. On part vers 13h, douchés et en forme pour une après-midi pique-nique sur Paname. En route, alors qu'on a largement déjeuné à peine trois heures avant, Maz commence à avoir faim. On se décide pour un arrêt couscous, c'est pas ce qu'il manque dans le 20ème, métro ménilmontant. J'ai beau ne pas avoir faim à la base, la vue de la semoule avec potée de légumes me met en appétit et je me fais allégrement charrier pour ça. C'est vrai que c'est affreux, je pourrais presque manger à n'importe quelle heure du jour (la nuit je dors) du moment qu'on me met à manger sous le nez. Comme nous sommes face à la baie vitrée qui donne sur la rue, on voit passer Viper, qui réussit a avoir l'air décidé alors qu'on se doute bien qu'il ne sait pas où il va exactement. On songe à l'intercepter, mais le temps qu'on se décide, il est déjà loin et c'est trop tard que nous réalisons qu'on a aucun moyen de le retrouver si lui ne nous trouve pas. On sort du resto pour aller dans le bistrot prévu comme lieu de rencontre. C'est un petit rad façon truc de quartier, c'est plus petit que je ne le pensais. Pas grave, y'a de la place au fond, on squatte donc deux tables. A part le fait qu'on sera au chemin pour tous les gens qui iront au toilettes dans l'après-midi, le truc sera pile poil pour les 10 personnes maximum qui vont passer nous voir. Vont se pointer durant l'après-midi : Cego, qui a choppé un Viper sur le point de repartir au passage. Neev, qui arrive seul et qui n'a pas l'air très sur d'être au bon endroit lorsqu'il pousse la porte. Théo, Biscotte et même l'indicible (mais longuement raconté ) Taupe ne tardent pas à nous rejoindre. Alors qu'on croyait ne plus attendre personne, un chevelu s'approche timidement de nous et nous découvrons Parapente qui, le pauvre, a l'air un peu perdu au milieu de tous ces gens qui se connaissent déjà. J'admire la performance, à sa place, je sais pas si j'aurais osé. Ceci dit, ayant vu qu'on ne mord pas et qu'on est juste un peu con-con des fois, il se détend suffisamment apparemment pour passer un bon moment quand même. Pour une fois, la table n'est pas couverte de bouffe, on réussit donc l'exploit de ne pas sortir de là en ayant les dents du fond qui trempent. A peine un vague écœurement suite à un excès de décibels (forcément à 10 autour de la table) de nicotine (dédicace à Maz, Taupe et Théo...) et pour certains, de bavardages… (mheu non Taupe, j'te taquine, j'aime bien les bavards moi, ça m'évite de dire trop de conneries). La rencontre s'achève après trois heures environ passées à boire des bières, du thé ou des jus de fruits, parler politique, jouer au baby-foot et se tasser contre la table pour laisser passer les gens qui ont la vessie pleine. Comme souvent, des gens partent petit à petit et quand on a fait le bilan en sortant du bistrot, on était plus que six, dont deux qui nous ont quittés aussi en arrivant sur le boulevard. Bref, ne restait plus que les quatre irréductibles, à savoir Mazette, Cego, mon chéri et moi. Comme pour une fois, on avait pas passé l'après-midi à manger, on a décidé de se trouver un resto. Après le couscous de midi, on s'est pris un truc genre cuisine bien française. Le resto était plutôt sympa, mais on était moyennement bien assis (des chaises-bancs très serrées) et si le chef de salle (le patron?) était tout sourire avec les clients, ce n'était vraiment pas le cas avec ses serveurs, ça m'a mise un peu mal à l'aise. M'enfin, c'était très bon et pas trop enfumé. Maz était en forme, elle a choqué la rombière de la table d'à côté en parlant de vendre son corps, nous a fait marrer en luttant avec le serveur (souriant, heureusement) pour garder son assiette et a fini en mangeant lent-te-ment son dessert, rien que pour embêter le serveur qui voulait caser un deuxième service. Vers 23h, rétamés de fatigue, on a pris le chemin du retour. Alors qu'on allait descendre dans le métro, le portable de Maz a sonné. C'était Manu. Du coup, elle est resté en haut des marches, soit disant pour une question de signal. Ce n'est qu'après qu'on se soit gellés à l'attendre pendant 10 minutes (faisant rater à Cego une occasion de se frotter contre une avenante et souriante demoiselle qui voulait resquiller) que notre Maz à nous a réalisé que le réseau était relié dans le métro, c'est beau les villes modernes. Du coup, elle a passé tout le reste du voyage (3 changements plus un quart d'heure de RER) à causer dans son bidule, nous laissant dans notre torpeur grandissante, digérant à la fois le copieux repas et la journée riche en discussion. Une fois rentrés, on s'est posé encore un moment, mais j'avoue, la tête appuyée confortablement contre son bras, j'ai un peu fermé les yeux et j'ai presque décroché de la conversation. Ça a donné le signal du dodo, il devait bien être une heure du mat quand même. Dimanche matin, réveil un peu vaseux. On pense d'abord à déjeuner, mais on est attendu chez des potes pour manger vers une heure, donc vaut mieux pas cumuler. Ok, va pour la douche et le rangement des affaires. Départ pour la gare, mon épaule me fait un peu mal, mais sans le kit à fondue, mon sac est décidément beaucoup moins lourd. Billets, portique, quai, toutes les gares se ressemblent. Le RER arrive, Maz nous met dedans avec fermeté mais pleure comme une madeleine en nous faisant des grands signes par la fenêtre. T'en fait pas ma poulette d'amour, on reviendra va. Arrivés à la grande bibliothèque, on se goure un peu dans le changement de ligne et on est quitte pour une courte "panique" et pour racheter des billets de métro surtout. On traverse tout Paris pour aller à l'opposé de notre point de départ et on débarque chez des potes de mon chéri chez qui on avait dormi il y a exactement deux ans, presque jours pour jours. Les gamins sont comme tous les gosses des autres, insupportables et d'humeur instable et je suis de plus en plus persuadée qu'une partie de leurs cris est inaccessible à l'oreille humaine tant ça pousse dans les aigus. On passe à table pour faire un sort à une saucisse de Morteau, le comble étant qu'il a fallu que je vienne à Paris pour en manger alors que j'habite à moins de 100 km de Morteau. Ça blablate, ça se donnes des nouvelles des autres, mais le temps passe vite et il est déjà l'heure de repartir pour retraverser Paris direction gare de Lyon. Manque de bol, le RER qu'on aurait pu prendre juste en arrivant à la gare est supprimé (qu'est-ce qui peut bien provoquer l'annulation d'un RER, je me le demande encore) et on est quitte pour prendre le suivant, ce qui repousse de 10 minutes notre arrivée à la gare et qui fait qu'on a pas tellement le temps de rêver avant de monter dans le train. Retour sans histoires, à part peut-être que les perpétuelles redites des annonces en trois langues m'énervent de plus en plus d'autant que je comprends les trois langues en question (au moins pour des trucs aussi basiques) et que je ne peux pas m'empêcher d'écouter. Arrivée, enfin. L'air est froid et semble pur après Paris, le ciel est dégagé. Alors que j'arrive en haut de la rue remontée péniblement avec mon sac sur le dos, le bus me dépasse et se range sur l'arrêt qui n'est qu'à quelques mètres de ma voiture, si j'avais su. Retour maison, on défait les bagages, on se pose dans le canapé. Une petite tisane, quelques conneries à la télé et au lit. Lundi matin, preuve que le week-end fut quand même fatiguant, je me suis rendormie une demi-heure de trop, j'ai donc du speeder sous ma douche pour ne pas arriver trop en retard. Ou peut-être que c'est son bras autour de moi qui m'a retenu…
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Hé bé, ça commence fort
Seulement 13 jours de 2006 et déjà envie de passer à 2007.
J'ai beau avoir pu profité de mes 5 jours de congés de nouvel an, je n'ai absolument pas eu l'impression d'être reposée depuis que j'ai repris le 3 janvier. Bon, c'est vrai, y'a plus reposant pour un week-end prolongé que de passer un jour à faire les courses et le ménage chez soi, un jour à aider le frangin à déménager et un jour à aider le frangin à nettoyer son ancien appartement. On a fait plus glam comme 31 que passer sa journée dans une pièce de même pas dix mètres carrés, à respirer les vapeurs de produits ménager et à s'agiter le chiffon dans tous les sens pour que ça brille. En passant, je n'aurais jamais pensé qu'on puisse mettre quatre heures à nettoyer 10m2 de salle de bains, ça, sans compter les deux heures déjà faites le jour précédent. Et pourtant, c'était même pas particulièrement sale au départ, c'est pas "c'est du propre" non plus. Bref, je rentre à la maison à cinq heures environ, lessivée c'est le cas de le dire. Un petit coup devant les fourneaux pour faire une mousse au chocolat le genre simple-mais-qui-tue et enfin, le Graal, la longue douche bien chaude. Soirée du 31 en tête à tête, un petit dîner aux chandelles, un petit ciné (même si, l'espace d'un instant en écoutant le vent pousser des hectolitres de pluie contre les fenêtres, on a hésité à ressortir) et puis en rentrant… il allume la télé. C'est pas ce que j'aurais fait, mais tant pis. On trinque en riant en choquant nos flûtes à champagnes qui, remplies de mousse au chocolat, ne sonnent pas, le contenu assourdi la vibration du cristal. On ira pas se coucher tard, mais après s'être souhaité une bonne année quand même. ça ne me dérange pas plus que ça, je suis crevée de toute façon. On fera mieux l'année prochaine, peut-être. Et puis, on est pas des aficionados du réveillon non plus alors on verra bien.
Le premier et le deux janvier sont des jours inventés par les syndicats pour le commatage intégral, je ne me souviens même plus si on a mis le nez dehors sur les deux jours. Bref, rien de passionnant. Et comme d'habitude le soir avant de retourner au boulot, pas moyen de se coucher raisonnablement tôt. Donc, le mardi matin, j'arrive au bureau passablement fatiguée. Il fait moche, parfait, ça va avec l'humeur. La semaine commence, continue et finit dans le brouillard, l'habitude et l'espère ce pseudo gueule de bois qui caractérise la plupart des gens à la sortie des fêtes. On a droit évidemment au rituel des bises et des "bonne année alors" que j'esquive autant que je peux sans faire trop asociale. Le vendredi, c'est la fête des rois au bureau et ma cheffe offre les galettes. Heureusement, je rate la fève ce qui m'évite les plaisanteries à la con sur la reine du jour. En ce moment, je me sens assez dans le rôle de reine des pommes, j'ai pas besoin qu'on en remette une couche, merci ça ira. La semaine est plus courte d'un jour, mais en temps subjectif, elle a bien du durer un mois. Un mois pour ne rien faire d'ailleurs. Le week-end n'arrive jamais assez vite mais je prends quand même le temps vendredi d'aller acheter les billets de TGV pour le week-end sur Paris. La demoiselle est super rapide et me déniche même une promo "séjour découverte" quelconque qui met le billet première classe presque au prix des deuxièmes. Par contre, mauvaise surprise habituelle de la nouvelle année, il semblerait bien que la SNCF a augmenté ses tarifs, mais c'est peut-être moi qui m'empresse d'oublier le prix du voyage. PWT (petit week-end tranquille) et lundi, on y retourne.
Jeudi midi, alors que je déposais une collègue un peu plus près de chez elle, elle m'avait parlé d'une rumeur qui courait dans le bureau. En fait, c'était plus qu'une rumeur, mais j'ai volontairement choisi sur le moment de la réduire à ça, je ne voulais pas y penser, je ne voulais rien savoir. Mais lundi matin, en arrivant, la première chose que j'ai vu dans mon outlook fraîchement ouvert, c'est un mail de ma cheffe. Qui nous disait à tous qu'après le big boss, c'était à elle de nous annoncer qu'elle a un cancer. Comme quoi, être chef c'est un boulot dangereux. Mais tout de même, deux annonces de cancer en quelques semaines, ça fait beaucoup quand même. Je devais la voir pour notre réunion hebdomadaire le jour même, bonjour l'ambiance. Comme beaucoup de gens, je ne suis pas douée pour savoir quoi dire dans ce genre de situation. Alors, c'était pas très brillant, banal mais je crois avoir évité les plus grosses bourdes. Mais le soir, alors que je me préparais à partir tard pour rattraper mon retard du matin (putain de couche de givre sur la bagnole), je l'entends discuter avec une collègue, j'entends son mari klaxonner en bas de l'immeuble et finalement, j'entends la collègue lui proposer de faire monter son mari, les portes se fermant automatiquement à 17h30 dans l'immeuble pour qui n'a pas de pass. Soit… sauf que le mari de ma cheffe, je le connais vaguement et je ne peux pas dire que j'ai envie de le connaître mieux. Alors, je suis restée terrée dans mon bureau, attendant qu'ils partent puisque pour partir je dois passer devant son bureau et donc, comme elle entrait à l'hôpital le lendemain, forcément lui dire au revoir et donc, forcément croiser son mari, qui n'est pas méchant mais c'est comme ça, y'a des gens c'est épidermique. Le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai fait des heures ce soir là. Elle a fini par partir et elle est passée me dire au revoir seule. Je me suis dégoûtée durant un bon moment ce jour là. Depuis, elle a été opérée et elle a donné des nouvelles dans le service, tout va bien. On lui a envoyé deux bouquets de fleurs, un de la part de tout le service et un… de la part du secrétariat qui a fait ça en douce dans le dos de tout le monde, sympa l'ambiance. L'ambiance est légère façon plomb depuis l'annonce de la maladie du big boss, mais là c'est un peu pire encore, même si, on est humain, ça repart petit à petit, on s'habitue à tout. N'empêche, je pense beaucoup à tout ça, ça me fait flipper quand même.
Bon, revenons à du plus gai (et peut-être gay aussi, allez savoir). Hier soir, sachant qu'il manquait des trucs dans le placard et le frigo, je décide de faire un saut à Migros avant de rentrer. Jusqu'à la moitié du tour de magasin, rien de particulier et puis je croise un monsieur, lunettes, petite coupe bien nette, tête droite, joli blouson et… short en jeans par-dessus des bas noirs à motifs façon floral. Autant dire, la tenue de l'excentrique parfait. Banal jusqu'à la taille et très très bizarre en dessous. J'en suis à me dire qu'après tout, chacun porte ce qu'il veut quand je me souviens qu'il doit faire –5° dehors et qu'au-delà de l'excentricité, c'est vraiment pas une tenue adaptée pour la saison, brrrrr. Ensuite, j'envoie mon panier dans le ventre d'un type en me retournant, et forcément ce type je le connais. Et il fait partie de ces gens à qui je n'ai rien à dire, surtout pas à 18h30 passées alors que je fais mes courses (je déteste croiser des gens que je connais dans les magasins, même ma mère ça m'ennuie, c'est dire). Bref, on se fait la bise, on se dit bonjour et on repart chacun de notre côté. À la caisse, je suis juste derrière l'excentrique qui, décidément, même de près est normal, propre sur lui, rien à redire sauf "le bas". Il ne ferait pas une tête ennuyée du type qui fait ses courses en sortant du boulot, je pourrais croire que c'est pour une caméra cachée. Bon, bref. Je rentre à la maison, m'apprête à mettre une lessive avant de faire le souper quand le téléphone sonne. C'est Ondine qui a besoin de réconfort, elle a des soucis immobiliers en ce moment. Je l'écoute donc patiemment mais comme il se fait tard, je mets le four en route pour cuire des pizzas l'oreille toujours collée à mon téléphone. Mon chéri vient à mon secours en me proposant de mettre les dites pizzas dans le four à ma place, c'est toujours plus pratique avec deux mains. Une minute après, il vient vers moi et me murmure "elles sont où les pizzas?". Je fais une moue surprise, je fonce vers le congélo et… ah tiens, c'est con, j'ai oublié d'en acheter!! Mon chéri ne se prive pas de se payer abondamment ma tête, il faut dire que j'oublie systématiquement quelque chose quand je vais faire les courses, mais oublier le "plat principal" c'est quand même la première fois que ça m'arrive. Du coup, je dis à Ondine (qui s'essouffle quand même un peu, elle m'a raconté le principal) que là, faut que je la laisse mais qu'on se rappelle bientôt et je dis à mon chéri qui rigole encore un peu que ma foi, c'est l'occasion de tester le magasin de pizzas à domicile qui se trouve au rez-de-chaussée de l'immeuble. Au moins, elles étaient bien chaudes à la livraison, mais honnêtement, c'était très cher pour ce que c'était, c'est à dire des pizzas pas mauvaises, mais sans plus. Chouette journée, vraiment, qui c'est finie par deux heures et demi de repassage. Ah oui, à midi chez mes parents, j'ai joué à euromillions aussi. Si je gagne, j'vous tiens au courant hein.
Et pour terminer, Romane, un peu en retard pour cette fois (on l'attendait la semaine passée), a donné naissance à un petit garçon adorable hier. Bienvenue la crevette, bonne chance à toi.
Sur ce, je vais aller me coucher, réveillez-moi lundi matin, merci.
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Si tu t'appelles mélancolie…
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On est fait pour y penser ensemble.
Un peu le blues en cette fin d'année, je passe de la douce mélancolie induite par une chanson tendre, celle qui nous laisse avec un sourire un peu tremblant au coin des lèvres à une humeur plus sombre, faites des regrets et des tristesses de l'année écoulée et des souvenirs d'autres fins d'années. Quand je regarde par la fenêtre, je ne peux que constater que le temps s'accorde à mes pensées, gris, ciel bas, quelques flocons qui tombent et qui parfois se font brève tempête. Et pourtant, ce blanc qui recouvre petit à petit le paysage offre comme une lueur, la lumière douce des reflets sur la neige et un peu de l'émerveillement enfantin devant les scintillements des cristaux accrochés aux fenêtres.
Ce matin, j'ai reçu une carte de vœux électronique de Leila. Impossible de savoir si c'est personnalisé ou si elle a envoyé la même à tout son carnet d'adresse. J'ai répondu par un mail, plus personnel mais bref. Je me souviens d'avoir lu chez Cego que c'était à celui qui part de garder le contact, j'avoue que je serais assez d'accord avec ça. Il semblerait pourtant que Leila ne l'entend pas de cette oreille. Peut-être est-ce ma faute, après tout, elle avait envoyé son numéro de téléphone là-bas. Lit-elle encore ce journal? Je n'en sais rien, peut-être qui sait. Si c'est le cas ma Leila, je suis désolée, je n'ai pas fait très fort sur ce coup là, je crois que je me suis sentie un peu abandonnée et que comme une gamine mal élevée, je boude un peu. C'est une triste culpabilité latente, une sorte de stupide colère qui ne tient à rien, rien de plus que "ok je l'ai pas appelée, mais elle ne l'a pas fait non plus". Et puis, il y a ta vie là-bas dont je ne sais rien ou pas grand chose et ce décalage horaire qui renforce ma peur de "mal tomber", de déranger. Pâles et stupides excuses, je sais. En fait, je ne suis pas si douée que ça pour garder le contact, pour entretenir l'amitié. On pourrait le croire, moi qui vois toujours régulièrement des copines que je connais depuis la petite enfance. Mais il faut croire que la fibre se perd en grandissant ou que ce que l'on ose avec des gens qu'on connaît depuis 25 ans et bien on hésite avec des amis plus récents.
C'est encore pire avec les journaux. On aime les mots, on rencontre la personne, souvent on l'apprécie en vrai aussi et puis… la vie fait qu'on se voit moins, on ne discute plus ou presque et un jour, on lit une entrée qui nous touche et… on ose plus, on ne trouve pas les mots et on s'en veut de ne pas dire tout simplement que voilà, on est loin mais on pense à eux et qu'on aimerait bien justement ne pas être si loin, géographiquement et affectivement et pouvoir faire plus. Mais on ose pas, de peur d'être maladroit, de peur aussi peut-être de trop s'engager. Et ensuite, vient la longue culpabilité, celle qui ressurgit à chaque fois que l'on passe sur le journal de la personne justement. C'est stupide, c'est idiot mais c'est comme ça. J'ai envie d'être proche des gens, d'être là pour eux, surtout que certains, parfois sans le savoir, m'ont aidée une ou plusieurs fois du temps où l'on se parlait plus souvent. Comment concilier cette envie de soutenir les autres, de leur dire mon affection avec ces envies misanthropiques qui me poussent trop souvent à rester seule dans mon coin, par facilité, par paresse, pas lâcheté. Au point parfois que même mon chéri a du mal à rentrer dans ma sphère. C'est étrange cette impression qui cumule la peur de perdre des amis et la peur de les ennuyer. Je ne me souviens pourtant pas d'avoir été repoussée vraiment. À part une fois peut-être, mais il y a plus de dix ans de ça et à l'adolescence, franchement ce n'est pas tellement étonnant que ça me soit arrivé une fois. Mais qui sait, peut-être que cette peur de me tromper sur le compte des gens, cette peur de m'attacher et d'être ensuite abandonnée vient de là. Donc parfois je me force, un peu ou beaucoup pour faire ce premier pas, le plus dur, pour sortir de ma bulle, de ma solitude si facile mais qui n'est que ça, une solution de facilité. Même si je sais que je ne serai jamais quelqu'un qui ne peut pas vivre sans la présence des autres, je sais aussi que je pourrais voir plus de monde et que ce ne serait pas une mauvaise chose même. Mais il y a ce premier pas à faire. Même si je sais qu'après, je serai contente de l'avoir fait, même si je sais que tout ce que je risque c'est de passer un bon moment. C'est fou ce que c'est ennuyeux d'être si peu rationnelle.
Alors, à tous ceux que j'aime, que j'apprécie ou que je respecte, je vous fais mes excuses pour ne pas être à la hauteur des fois, mais ce n'est pas, croyez le, par manque d'affection, juste parfois par peur de l'exprimer.
"Ne me raconte pas ta vie, je la connais, ta solitude…"
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Vivement le week-end
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C'est juste dommage que ce soit Noël…
En ce moment, je ne sais pas si c'est par mimétisme avec mon chéri mais je suis tout le temps crevée. Oh bien sur, on pourrait dire que je le fais un peu exprès, c'est pas super malin d'aller se coucher à une heure du matin en semaine, faut bien l'avouer. Mais le pire, c'est que j'ai beau me dire qu'il faut que j'arrête, impossible le soir de me décider à aller au lit, alors même que je n'ai pas de problèmes particuliers pour m'endormir une fois que j'y suis. Bref, il semblerait que ce qui me pose problème, c'est que quand je dors, je ne bouquine pas et que pour aller dormir, il faut passer par la phase "lit glacial quand on s'y glisse" et que ça, ça coince. La question, existentielle s'il en est, est : a t'on le droit de se plaindre d'être fatigué quand on arrive pas à aller se coucher raisonnablement tôt le soir? J'en sais rien, ce que je constate surtout, c'est que le matin, c'est fichtrement dur.
Bon, l'inconvénient de la fatigue, c'est que comme la plupart des gens, ça a tendance à me déprimer. Et comme Noël dans l'ensemble, c'est pas ma période préférée, et que comme dirait Sacha, au solstice d'hiver on est au plus bas niveau de notre énergie, tout ça concorde à faire de ces deux dernières semaines des semaines de merde, tout simplement. Heureusement que la semaine prochaine ne comptera que deux jours de boulot, ouf. Quant aux aficionados de l'esprit de Noël (paix sur terre aux hommes de bonne volonté) moi je veux bien, mais j'y peux rien si je n'y arrive pas. Peut-être que le fait que fin décembre soit associé avec de mauvais souvenirs (décès de grand-papa un 26, perte du chat un 23) (et non, je ne compare pas mon chat et mon grand-père) fait que j'ai du mal avec le "joyeux" Noël. Peut-être aussi que mon dégoût intense pour les foules dans les magasins allié à mon incapacité totale à trouver des idées de cadeaux influence la mauvaise image que j'ai de Noël. Quand ça devient une source de stress intense des semaines avant, où est le plaisir? Donc, finalement cette année ce devrait être petite bouffe sans cadeaux, on verra bien si on est plus inspirés l'an prochain. Après tout, quand on est pas croyant et pas non plus pratiquant du mercantilisme et du sourire de commande de bon aloi à cette saison, à quoi ça sert de se prendre la tête, franchement. Et puis, le stress et la prise de tête, c'est pas le top en matière d'esprit de Noël, faut admettre (même si des millions de gens n'admettrons pas).
Qui plus est, un événement désagréable et inattendu est venu plomber l'ambiance un peu plus il y a deux semaines maintenant. Un petit mail de rien, juste intitulé "info" nous a été envoyé par notre chef. Il y annonçait simplement qu'il venait d'apprendre qu'il a un cancer et que donc, il serait moins présent ces prochains mois et nous demandais de l'excuser pour les désagréments. Autant dire que la pause qui a suivi cette annonce a été étrangement silencieuse. J'avoue, personnellement ça m'a fichu un coup. C'est toujours difficile quand des gens que l'on connaît sont atteints d'une maladie de ce genre. C'est également soudain, inattendu. Mon chef est un homme mur certes, mais c'est quelqu'un d'énergique, qui semble en parfaite possession de ses moyens. Oh bien sur, il a d'excellentes chances de s'en tirer, les pronostiques pour ce type de cancer sont bons. Il n'empêche, il va passer par des moments difficiles et je ne peux évidemment pas y penser sans penser à la maladie de papa il y a bientôt dix ans. Le premier jour, j'avoue, j'aurais pu le croiser mais je n'en ai pas eu le courage. Je suis restée dans mon bureau quand tout le monde se retrouvait à la cafète pour en parler et quand je l'ai entendu dans le bureau d'à côté un peu plus tard, j'ai attendu d'être sûre qu'il soit parti pour sortir du mien. Lâcheté? Sans doute oui, mais certainement pas indifférence. Simplement, il est mon chef, il a l'âge de mes parents et je le connais peu et tout cela ajoute à la difficulté de savoir comment se comporter avec lui. Depuis, ça va un peu mieux, je l'ai croisé plusieurs fois, je lui ai serré la main avec un grand sourire que j'espérais chaleureux. Je lui ai écrit un petit mot, dans le cadre d'un soutient collectif du service. Et je pense souvent à lui, espérant que tout se passera bien, que le traitement marchera et que ses enfants pourront encore profiter de longues années de leur père.
Avec ça, et même si le boulot devrait être la dernière préoccupation de mon chef en ce moment, ça va quand même pas être facile l'an prochain dans le service. Avec les mesures d'économies, ma cheffe, qui part à la retraite fin janvier, ne sera pas remplacée. Ce qui fait que d'une direction de trois personnes, on passe en un mois à une direction d'une personne (et demi si mon chef arrive comme il l'aimerait à travailler à 50 %). Enfin aujourd'hui, le plus jeune de notre service, un gars du labo, nous a également annoncé non pas qu'il était malade (fort heureusement pour lui) mais qu'il nous quittait très bientôt, il a trouvé une place ailleurs. Je vais donc me retrouver cadette du service, et vu le programme d'embauches actuelles, c'est pas prêt de changer.
Bon allez, on va finir sur une note moins sombre, voire un peu comique. Mon ex chef de stage et donc soutient lors de mon travail de diplôme vient de me recontacter. Il va falloir que je me replonge dans le "truc" franchement un peu merdique que j'avais pondu à l'époque, en espérant surtout que je n'ai pas tout bazardé un jour en me disant "toute façon c'est nul, qui pourrait vouloir remettre son nez là dedans un jour". Au programme de ces congés de fin d'année, spéléologie dans mon bordel donc. Je sens que je vais rire.
Une couette chaude et moelleuse, un bouquin et un bon thé chaud, voilà ce que je veux pour Noël…
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Et lorsque arrive le jeudi
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Pour nous la semaine est finie.
Autant dire qu'aujourd'hui, j'en ai pas fait lourd. Hier non plus d'ailleurs, mais un peu plus quand même. En fait, même si j'ai avancé un peu cette semaine, j'ai l'impression de me traîner dans de la glue tout le temps, enfin, surtout au bureau comme d'habitude. D'ailleurs, c'est le gag de la semaine, des mois que j'en fais le minimum, que je ne fais pas de vague et tout à coup, mercredi, sans prévenir, mon big boss me convoque dans le bureau de ma cheffe. Croyant qu'il veut juste me parler de la participation à une commission, j'y vais, un peu surprise mais c'est tout. Et effectivement, il m'en parle de cette commission, qui va d'ailleurs me faire bien chier l'an prochain, m'enfin. Et ensuite, il embraye avec autre chose, un truc du genre quatrième dimension. Quand ils ont créé mon poste il y a 4 ans, ils ont fait et c'était normal, une évaluation de fonction. Hors, depuis, j'ai écopé d'une responsabilité supplémentaire, j'ai gagné en indépendance et en responsabilités, d'autant plus que je ne vais pas tarder à perdre ma cheffe. Ils ont donc procédés, sans que j'en sois avertie selon la nouvelle procédure, à une réévaluation de ma fonction. Bilan, j'en fous pas une mais je suis augmentée malgré les mesures d'économie drastiques en vigueurs à l'état depuis peu. Je gagne quand même deux classes dans l'affaire et même si je ne sais pas à quel échelon je vais me retrouver, ça va quand même faire une différence sur le salaire. Coup de grâce, j'ai droit à une "prime" puisqu'ils ont prévu un rattrapage de la différence de salaire depuis le début arbitraire de mon changement de classe, à savoir le 1er juillet. Et dire que certains prétendent que l'argent ne tombe pas du ciel ! Ce qui est sur, c'est que sur le moment, je n'ai pas du faire tellement bonne impression à mon chef, parce que ça m'a tellement prise par surprise son histoire que je n'ai su que bafouiller des incohérences. Et après, on s'étonne que le service public coûte cher! Le pire, c'est que je suis bien une des rares à ne pas me plaindre de mon salaire et à ne me plaindre de mon taf que parce que je n'ai pas la chance qu'il me plaise vraiment, mais c'est clair qu'objectivement, il est loin d'être inintéressant. Enfin voilà, c'est l'incroyable mais vrai de la semaine, je vais toucher au mois de décembre une augmentation, un treizième et une "prime". Faudra qu'on voit pour s'organiser une petite folie en fonction du montant (inconnu pour l'instant) de la "prime".
Autre événement important, vendredi passé, mon papa s'est fait opérer d'une boule de graisse sous l'œil gauche, le tout en anesthésie générale et tout s'est très bien passé, ouf. Je l'ai vu hier et c'est rigolo, il a une ligne de points de sutures sous les cils du bas de l'œil, ça lui fait comme un trait d'eye-liner. Paraît qu'en sortant de l'hôpital vendredi (vive l'ambulatoire) il avait comme un œil au beurre noir. Avec son catogan et sa barbe, j'ose pas imaginer la tête. Ma mère m'a dit qu'il pourrait passer pour un pirate sans autre. Et dire que dimanche, ils vont acheter un bateau :-)
A part ça, samedi passé, Romane et son mari sont venus manger à la maison. C'était d'ailleurs bien sympa, il faudra qu'on remette ça, enfin, dans la mesure du possible puisqu'ils vont être parents dans un mois. En tout cas, la discussion n'a pas connu de temps mort, ma tarte au citron maison a fait l'unanimité et Romane m'a encore remerciée quand on s'est vues mercredi.
Cette semaine, y'a eu aussi la découverte du dernier Harry Potter sur grand écran. Pas mal du tout, même si on arrive presque à un stade ou on se dit plus "tiens, ça me rappelle un bouquin". Bon, j'admets, compresser 800 pages sur deux heures et demi de film, c'est normal que ça chamboule pas mal. Donc, il vaut mieux se mettre dans l'ambiance "j'apprécie les images qu'on me propose" parce que le mode "puriste" sinon on sort au bout de cinq minutes. A noter un détail discuté avec d'autres amateurs, moi je ne voyais pas du tout Krum en gros bras un peu con con et ça, ça m'a gêné pendant tout le film, m'enfin.
Enfin, aujourd'hui est une journée de merde, je suis complètement crevée, je ne vais pas hésiter à partir à 16h30 quand bien même ça me fera perdre des heures parce que sinon je vais péter un plomb et le pire c'est de me dire que je ne peux en vouloir qu'à moi-même, je n'avais qu'à aller me coucher tôt le soir au lieu d'attendre minuit passé tous les soirs pour le faire. Mais bon, ce n'est pas non plus complètement ma faute si je n'ai pas sommeil le soir. Dans la catégorie *soupirs* aussi, il faudrait vraiment que j'appelle Gaël, ça fait très longtemps que je n'ai pas eu de nouvelles et je suis sûre qu'il doit se dire que je l'abandonne et que c'est toujours lui qui doit faire le premier pas. m'enfin, une fois confortablement installée sur mon canapé enroulée dans ma couverture adorée, ça ne devrait pas être si terrible (et non, ce n'est pas de parler avec lui qui est dur, c'est de faire le pas de prendre le téléphone et oui, c'est stupide, je sais.)
Pour conclure, smouitch à ma Mazette qui a la chance d'être en formation et d'y avoir du plaisir, je compte sur toi pour nous raconter tout ça à ton retour ma belle.
Ce week-end, seul programme, cure de sommeil, nan mais.
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